Les coups de coeur du vendredi #1

Chaque vendredi, nous partageons avec vous nos coups de coeur : nos lieux favoris (du moment ou depuis longtemps) pour voir une expo, prendre un café, faire du shopping..., ainsi que nos films préférés ou nos livres de prédilection !

 

L'expo - Tadao Ando au Centre Pompidou

Il est difficile d’ignorer le nom de l’architecte Tadao Ando. Lauréat du prix Pritzker (le prix Nobel de l’architecture en quelque sorte), architecte autodidacte, sa personnalité et son oeuvre étonnent et nous touchent.

On découvre à Beaubourg quatre de ses grands principes de création, tout à fait accessibles à des néophytes en architecture, des maquettes sublimes au niveau de détail époustouflant, ou encore les photographies de ses projets et réalisations, des plus discrets au plus colossaux (Naoshima au Japon, la Punta della Dogana à Venise, ou encore le projet actuel de musée pour la collection Pinault à la Bourse du Commerce à Paris).

Notre coup de coeur : sur les murs, les dessins impromptus que Tadao Ando a réalisé le soir du vernissage, par surprise. 

Tadao Ando, Le défi - Jusqu’au 31 décembre 2018

Le café - Le Pure Café

A deux pas de Fournitures, à l’angle de la rue Jean Macé, se dévoile Le Pure Café.

Avec son grand comptoir de zinc, le lieu est un véritable décor de cinéma, qu’on retrouve notamment dans Before Sunset de Richard Linklater ! Pour nous c’est surtout un des rares cafés bistrots parisiens qui demeurent, où prendre un café avant de commencer la journée à la boutique ou bien un verre avec des amis en sortant. Une ambiance de quartier emmenée par Sébastien et Raphaël qui connaissent (presque) tout le monde !

Notre coup de coeur : le carrelage en mosaïque, les grandes baies vitrées qui baignent le lieu de lumière et les colonnes corinthiennes.

14 rue Jean Macé, Paris XI 
Métro Charonne ou Faidherbe-Chaligny

Fournitures_L Autre qu on adorait

Le livre - L’autre qu’on adorait 

L’autre qu’on adorait fait revivre Thomas, un homme d’une vitalité exubérante qui fut l’amant, puis le proche ami de la narratrice, Catherine (Cusset, l’auteur). Celle-ci retrace ainsi sur 300 pages la vie de son ami bipolaire qui s'est brûlé les ailes.

Bien au-delà du petit monde universitaire décrit dans ce roman (Thomas est professeur de littérature française aux Etats-Unis), ce roman vaut tragédie contemporaine. A quel fil tient le destin ? L'interrogation court tout au long de cette longue adresse à l'ami disparu, avec qui la narratrice avait partagé fous rires, "joints aux effets exquis", concerts de rock et nuits blanches. Adresse qui tourne parfois au vif reproche envoyé à un "tu" absent : "C'est un hiver en harmonie avec ton humeur. Tu ne contactes pas tes amis. Tu n'as envie de voir personne. Tu ne réponds pas au téléphone..."

Et si ce roman vibre si fort, c'est qu'il a pris l'exact tempo pour conter l'ascension d'un Thomas rayonnant qui s'était élancé, confiant, vers les Etats-Unis. Puis pour décrire sa descente aux enfers, quand la fêlure insoupçonnée s'est faite lézarde, jusqu'à l'effondrement. Dense et poignant.

Notre coup de coeur : le titre emprunté à la chanson Avec le temps de Léo Ferré ("Avec le temps, va, tout s'en va / L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie").

L’Autre qu’on adorait, Catherine Cusset
Gallimard, 2016